Je pense qu'il faut lire cette tribune. Elle parle du mépris, elle parle de l'insensiblité, elle parle de l'incompétence, elle parle du cynisme d'un système qui n'aime pas ceux qui travaillent pour lui, les profs, et ceux pour qui il devrait travailler, les élèves. On aura beau jeu ici et là de dire que, quand même, l'Education, c'est le premier budget de la nation.
Il faut croire que cela ne suffit pas ou qu'il est administré par des imbéciles qui pourraient, à l'occasion de cette épidémie, devenir des imbéciles criminels.
Il faut croire que la décentralisation qui a confié à quelques barons départementaux et régionaux la gestion des collèges et lycées est une belle arnaque, si on ne trouve pas suffisamment d'argent pour acheter du savon et de produits pour nettoyer des toilettes.
Il faut croire que la médecine scolaire comme la médecine du travail est une préoccupation pour le moins secondaire de la rue de Grenelle. J'ai dû avoir le droit à une radio des poumons en vingt trois ans de boutique.
On est partagé entre la colère et la honte. Blanquer n'est jamais que l'ultime avatar de cette haute fonction publique de l'Education Nationale qui a toujours considéré ses fonctionnaires de base comme des emmerdeurs geignards, des feignasses syndiquées. Il est, paraît-il, un "excellent connaisseur du système". Alors, il est encore plus coupable. Je voudrais que Blanquer passe une semaine à la place de la prof qui a écrit ce texte. Je voudrais que Blanquer ait honte. Moi, j'ai honte pour lui. Si j'ai été heureux, le plus souvent, d'exercer ce métier, c'est en dépit de ces gens-là, c'est contre eux.
On est partagé entre la colère et la honte. Blanquer n'est jamais que l'ultime avatar de cette haute fonction publique de l'Education Nationale qui a toujours considéré ses fonctionnaires de base comme des emmerdeurs geignards, des feignasses syndiquées. Il est, paraît-il, un "excellent connaisseur du système". Alors, il est encore plus coupable. Je voudrais que Blanquer passe une semaine à la place de la prof qui a écrit ce texte. Je voudrais que Blanquer ait honte. Moi, j'ai honte pour lui. Si j'ai été heureux, le plus souvent, d'exercer ce métier, c'est en dépit de ces gens-là, c'est contre eux.
On pourrait faire appel à l'humanité de Blanquer dont la première mission est tout de même de travailler pour l'humain et sur l'humain. Sa matière première, c'est tout de même l'enfance, l'adolescence, la jeunesse. La finalité de sa mission, c'est tout de même l'émancipation. Il semble que ce soit vain. Qu'attendre d'un homme et qu'attendre de ceux qui dans les rectorats et les bureaux de chefs d'établissement ont toujours raisonné en termes de carrière, utilisent leur énergie à soumettre profs et élèves à des réformes aberrantes, purement comptables derrière le paravent de l'innovation pédagogique, en suscitant le moins de révoltes possibles? Et quand ces révoltes éclatent quand même, de monter la population contre ses propres fonctionnaires, bref l'exact envers d'un ministre de l'Intérieur.
Il ne nous aime pas: on pourrait s'en moquer. Mais on ne peut plus faire comme si, au temps du Covid 19. On peut juste leur cracher au visage. En espérant qu'on l'a attrapé, le virus, avec leurs conneries.
Il ne nous aime pas: on pourrait s'en moquer. Mais on ne peut plus faire comme si, au temps du Covid 19. On peut juste leur cracher au visage. En espérant qu'on l'a attrapé, le virus, avec leurs conneries.


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